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CRID 14-18












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et de Débat

sur la guerre
 
de 1914-1918








Documents d'accompagnement au cours de Troisième sur la Grande Guerre
par Benoist Couliou

Document 1 : Un témoin de l’entrée en guerre : Jean Galtier-Boissière

Jean Galtier-Boissière a 23 ans quand il est mobilisé. Comme beaucoup d’autres soldats, il a  raconté son parcours et ses impressions sur la guerre.

« Le départ, début août 1914 : Enfin ! Nous allons viser autre chose que des silhouettes en carton à 50 mètres, tirer de vraies cartouches, nous servir de notre terrible baïonnette autrement que pour éventrer de grotesques mannequins.

22 août 1914, première confrontation à la guerre : Soudain, des sifflements stridents nous précipitent face contre terre, épouvantés. La rafale vient d’éclater au-dessus de nous. Les hommes à genoux, recroquevillés, le sac sur la tête, tendant le dos, se soudent les uns aux autres… La tête sous le sac, je jette un coup d’œil sur mes voisins : haletants, secoués de tremblements nerveux, la bouche contractée par un affreux rictus, tous claquent des dents. Cette attente de la mort est terrible. Combien de temps ce supplice va-t-il durer ? Non, nous ne sommes pas des soldats de carton ! mais notre premier contact avec la guerre a été une surprise assez rude. Tous nous croyions l’histoire des Alboches (Allemands) qui se rendaient pour une tartine. Persuadés de l’écrasante supériorité de notre artillerie* et de notre aviation, nous nous représentions naïvement la campagne comme une promenade militaire, une succession rapide de victoires faciles et éclatantes »

D’après Jean Galtier-Boissière, En rase campagne. 1914, 1917

1) Quel est le sentiment de l’auteur au moment de partir à la guerre ?
2) Comment se représente-il les combats à venir ? Est-il le seul ? Pourquoi peut-on dire que la réalité apporte un terrible démenti à ce qu’il croyait ?

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Document 2 : Soldats allemands au moment de la mobilisation ( image n°1)

Le wagon est couvert d’inscriptions :
« Poincaré, oweh ! oweh ! » (Malheur, malheur !)
« Nicolaus bald ist’s aus ! »
(Nicolas, c’est bientôt fini)
«  Landwehr ausflug » (excursion de la Landwehr, l’armée de réserve à laquelle appartiennent ces hommes)
Un couple est dessiné, dansant sous l’inscription « Tango, Moulin Rouge, Paris ».
Ces soldats allemands espèrent danser bien vite dans le célèbre cabaret parisien, de la même manière qu’en France, les soldats français pensent sincèrement entrer bientôt à Berlin.

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Document 3 : la guerre des tranchées vue par les combattants

Le boyau :

« De temps à autre, on croise un groupe sombre. C’est un camarade, ou plusieurs, couchés dans quelque coin moins boueux et qui geignent, tandis qu’un infirmier les panse ; ou qui ne disent rien, parce qu’ils sont morts. On descend donc, dès qu’il est prudent, dans le « boyau », le boyau vaseux, sournois et cruellement facétieux ; le boyau qui conserve fidèlement dans son fond l’eau des pluies et la pétrit avec la glèbe, si bien que, sous la charge qui nous écrase, nous entrons dans sa vase, parfois jusqu’à mi-cuisses ; le boyau où celui-ci laisse son soulier, celui-là sa meilleure musette, et cet autre parfois sa vie, puisqu’on est passé sur lui sans bien savoir qu’il s’y enlisait (...) mais le bon, honnête, pitoyable et secourable boyau qui neuf fois sur dix met, entre vous et les éclats d’obus, sa muraille continue et patiente : le boyau rempart, forteresse et providence »

 « Monter » à la tranchée :
« Là haut on monte non vers quelque autre village, mais vers la boue, le froid, l’insomnie, le péril et la mort. Ce qui s’ouvre, au bout du chemin, c’est la porte de l’enfer. Et pourtant, soufflants, fiévreux, trébuchants, croulants, tous nos hommes sont là, toujours (...) Et cela suffit pour témoigner qu’ils sont héroïques »
« Sur bien des points du front de Verdun, pendant des mois, selon les flux et reflux de la bataille, les troupes montaient dans des secteurs où il n’y avait pas de tranchées. Elles s’étaient élancées ou cramponnées là où il n’y en avait jamais eu, là où les violences des bombardements n’avait laissé que des champs d’entonnoirs. Monter en ligne, c’était s’installer dans la ligne d’entonnoirs où nous avions fixé nos avant-postes »
« Le travail des hommes est pourtant plus puissant que l’acharnement des obus. De semaine en semaine, le réseau essentiel des tranchées se complète : petits postes tendus comme des antennes vers l’ennemi, tranchée de première ligne, tranchée de soutien (...) Travail redoutable. L’ennemi qui se sent menacé prodigue les obus, patrouilles ou rafales de mitrailleuses pour retarder nos empiétements (...) Chaque jour, chaque nuit, on endigue, étaie, on déblaie, on relève. Mais la force des hommes n’est rien contre les forces aveugles qui entraînent la matière »

La soif :

« les deux litres qu’emportent nos bidons sont vite épuisés (...) on peine durement, presque toujours, et presque toujours « il fait soif ». Le problème de la soif est souvent cruel. Sur la rive gauche de la Meuse, il n’y a pas d’eau. Sur la rive droite (...) il y a des sources excellentes. Mais les Allemands, qui y ont vécu, les connaissent comme nous. Ils y précipitent jour et nuit tant d’obus que les hommes qui y vont goûter l’eau risquent chaque fois d’y perdre le goût du pain »
Daniel Mornet, Tranchées de Verdun, Presses Universitaires de Nancy, 1990 (Témoignage sur les 11 mois que Daniel Mornet passe avec son bataillon à Verdun, de juillet 1916 à mai 1917)

 Vivre avec les morts :

« Une odeur infecte nous prend à la gorge dans notre nouvelle tranchée, à droite des Eparges. Il pleut à torrents et nous trouvons des toiles de tentes fichées dans les parois. Le lendemain à l’aube, nous constatons que nos tranchées sont faites dans un charnier : les toiles de tente cachaient la vue des corps et des débris. Au bout de quelques jours, et le soleil aidant, les mouches nous envahissent, l’appétit a disparu (...) Les hommes ont le teint cireux, les yeux cernés »
Caporal Broizat, 272ème Régiment d’Infanterie

 Les rats :
«  Les rats, en quantité incalculable, sont les maîtres de la position. C’est par centaines qu’ils pullulent dans chaque débris de maison, les abris de bombardement... Je passe là des nuits terribles : recouvert totalement par mes couvre-pieds et ma capote, je sens pourtant ces bêtes immondes qui me labourent le corps. Ils sont parfois quinze ou vingt sur chacun de nous et après avoir tout mangé, pain, beurre, chocolat, ils s’en prennent à nos vêtements. Impossible de dormir dans de telles conditions : cent fois chaque nuit, je me débats sous les couvertures et la frayeur que je leur cause par la brusque lumière d’une lampe électrique n’est que de courte durée. Instantanément, ils reviennent plus nombreux »
Jacques Vandebeuque, Aux Eparges 

Le bombardement :
« Je ne connais pas d’effet moral comparable à celui que provoque le bombardement dans le fond d’un abri. La sécurité s’y paie d’un ébranlement, d’une usure des nerfs qui sont terribles... Ce martelage sourd vous traque sous terre, vous tient enfoui dans une galerie puante qui peut devenir votre tombe »
Gabriel Chevalier, La Peur

Extraits cités par André Ducasse, Jacques Meyer, Gabriel Perreux, Vie et mort des Français, 1914-1918

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Document 4 : Du témoignage à la représentation cinématographique : les souffrances de soldats vues par le film Un Long dimanche de fiançailles

              Pour réaliser ce film, dont l’intrigue est centrée sur la Première Guerre mondiale, le réalisateur Jean-Pierre Jeunet (Amélie Poulain) s’est beaucoup servi des témoignages de combattants de la Grande Guerre, car il voulait produire une oeuvre  fidèle à leur vécu. Les quelques extraits des Carnets du Castrais Victorin Bès, qui a combattu du début de l’année 1915 jusqu’en avril 1918, confirment-ils cette idée ?

Quelques extraits des Carnets de Victorin Bès

16 octobre 1915 : « Depuis (nos attaques) du 25 septembre, on n’a pas encore relevés tous les cadavres – 20 jours après ! Dans les tranchées boches, dans celle où nous sommes, bien qu’arrosée de grésil, ça sent mauvais ; il y a des cadavres enfouis par ci par là et l’on aperçoit soit un pied, ou une main hors de terre. A 50 m de nous, dans un abri de 10m de profondeur, on a fourré tous les cadavres boches trouvés en piochant (...) On a bouché l’ouverture avec de la terre mais l’odeur traverse »

14 avril 1916 : « les Boches vont-ils enfoncer Verdun ? Pétain proclame : « Ils ne passeront pas ! » Mais quelles hécatombes ! Cependant, la percée n’ayant pu être effectuée par l’offensive foudroyante du début, il semble que les Boches avancent péniblement. Auront-ils raté leur coup ? Tout dépend, non des poitrines que nous pourrons leur opposer mais surtout du matériel, et il en passe du matériel ! Il suffira que nous ayons l’égalité en canons et les combats seront ainsi neutralisés. Ce sera une boucherie »

20 avril 1916 : « Violent bombardement ce matin à 4 h sur ma compagnie. 25 tués en 1h ! Décidément, les Boches* en veulent à ma tête : un éclat a fendu le rebord de mon casque » « Nous avons du froid et de la neige : quelques évacués pour pieds gelés. De les voir partir ces jours derniers vers l’arrière*, la mine réjouie malgré la gravité de leur mal, d’entendre leur dire ou de leur avoir moi-même dit : « Veinard, t’as le filon ! » cela m’avait donné un noir cafard. Vers minuit, ma résolution était prise : demain j’aurai les pieds gelés (Victorin Bès passe à l’acte, et trempe son pied droit dans l’eau glacée) La douleur se fait atroce, ma volonté faiblit, je souffre trop... je me rechausse. Merde, merde, et mille fois merde. Tant pis, je crèverai d’un obus ou d’une balle, mais je n’ai pas le courage de me faire geler le pied. Si d’un point de vue patriotique, la mutilation volontaire est une lâcheté, moi qui suis un combattant involontaire, j’affirmerai désormais qu’il faut être rudement courageux et solidement trempé de volonté pour accomplir cet acte de désespoir »

Questionnaire sur la séquence d’ouverture du film Un Long dimanche de fiançailles
1) Par quelle image s’ouvre l’extrait ? Que symbolise-t-elle ?
2) De quelles conditions climatiques souffrent les soldats ? Comment essaient-ils de se protéger ? Est-ce qu’ils y parviennent ?
3) En essayant de tuer quel animal le premier soldat se blesse-t-il ?
4) De quoi sont accusés les cinq prisonniers ? Quel verdict ont rendu les tribunaux militaires ?
5) Comment expliquer les gestes commis par les quatre derniers soldats ?
6) Lors de l’attaque, à quels obstacles se heurtent les assaillants ?
7) Mets en relation le film et ce que Bès dit de la guerre. Quels points communs peux-tu relever ?

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Document 5 : l’importance de la correspondance pour les soldats

Lettre du soldat Louis Vieu, 280ème RI, à sa femme, Marie Vieu, Mas Cabardès (Aude), le 24 septembre 1915

« Chère bien aimée Marie et chère petite Cécile,
Hier au soir en arrivant dans la tranchée, déception, pas une seule lettre et puis toutes à la fois un autre jour, mais je t’écris tout de même, tant que je pourrais, je t’enverrais un mot, il faut que je sois bien fatigué pour ne pas t’écrire, car c’est un devoir que j’ai à remplir. Je suis aussi bien content de petite Cécile, je vois qu’elle ne m’oublie pas, et qu’elle est heureuse. Le Général de division a dit aujourd’hui dans une conférence que nous passerions l’hiver par ici, et qu’il fallait se préparer pour l’offensive du printemps. Après le printemps ce sera l’été. Je me demande ce qu’on veut faire de nous, il faut que la famine arrive pour que cela finisse. Pour aujourd’hui je ne te dirai pas grand’chose. Je te dirai simplement que tu te soignes. Bien diriger tout à ta manière, bien élever ma petite Cécile. Si j’ai le bonheur de revenir que j’ai une enfant modèle et sage, et intelligent, c’est à peu près tout. Quand à toi sois tranquille, nous aurions été si heureux, mais plus ça va et plus je t’aime. Toi qui étais si bonne, et dire que nous sommes si loin, que cette guerre finisse, et que nous nous retrouvons bientôt, car tu peux penser ce que souffre moralement un homme comme moi, et pourtant je ne peux pleurer tout le temps mais cela m’arrive quelque fois et surtout quand je suis seul, je me soulage. Mais que cela ne te fasse pas de la peine, c’est pour te faire plaisir. J’espère que tu auras vu le bon Monsieur Séguier qui t’aura donné du courage et que Marie de Villardonne t’aura vu aussi. Je trouve fort étonnant que M. Gayet ne rouvre pas maintenant que Briand est là. Je vous embrasse.
Louis 

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Document 6 : lettre du soldat Jean Maynadier, 129ème Régiment d’Infanterie, à son épouse, 1918

« Chère épouse,
En réponse de ta lettre du 20 et la carte, et ainsi la lettre du papier de retour, je me trouve en très bonne santé et je suis très content que vous en soyez de même et que la lettre vous trouve ainsi de même tu voudrai m’envoyer beaucoup de choses mais encore je n’ai besoin de rien. Tu m’envoie du papier mais tu peux encore le garder car avant de partir j’en ai pris (...) Vers le 31 et le 1er février, il est tombé un peu de neige mais le soir il ne restait plus rien (...) Tu me dis de te raconter beaucoup de choses mais il te faut croire que nous sommes limités  (...) si tu reviens à Brassac, si tu y penses, rentre chez Cabane le bourrelier, il y a eu quelques petites réparations dont je ne sais pas qui le marque ; et si tu le paye, on n’y pensera plus. Je ne t’en dis pas davantage pour le moment : je termine ma lettre en vous souhaitant la bonne santé et une cordiale poignée de mains dans l’espoir de se revoir »
Ton époux, Jean Maynadier

 
Document 7 : Procès verbal dressé par la brigade de gendarmerie de Vaour (Tarn), le 30 avril 1915 (Archives départementales du Tarn)

Le notaire de Vaour, M. Vaissières, s’est vu remettre une lettre « susceptible d’alarmer les populations ». Si l’auteur reste anonyme, les gendarmes pour leur part recopient le manuscrit, avant de l’adresser au préfet :
« (...) rien de très bon à vous apprendre, la guerre se poursuit toujours sans laisser voir l’aurore de la paix que l’on désire vivement. Voilà bientôt six mois qu’on est sur le front (l’auteur décrit alors les conditions atroces de vie dans les tranchées, et s’en prend aux journalistes « bourreurs de crâne » qui écrivent le contraire). Si les diplomates ne s’en mêlent pas, un accord et une suspension des hostilités, nous allons bien revoir, à mon avis, les jours néfastes du Premier Empire et des guerres de Crimée (...) La guerre qui se poursuit est ici une guerre de tranchées, une guerre de siège, les tranchées protégées par des réseaux de fils de fer barbelé, sont pour ainsi dire imprenables. Pour moi, sortir les Allemands de France est de la pure folie. Notre régiment a essayé de percer dans le Somme au mois de décembre, l’attaque française a échoué, des compagnies sont revenues à la moitié de leur effectif »
             Les gendarmes de Vaour promettent alors au préfet de redoubler leur surveillance face à l’horreur et au danger d’une telle lettre.

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Document 8 : l’évolution de la production des usines Renault durant la Première Guerre mondiale

 

PRODUCTIONS DES USINES RENAULT

1914

1918

Voitures

Camions

Chars d’assaut

Moteurs d’avions

Obus (75 et 155)

1484

174

0

0

0

553

1793

750

5000

2000000

Superficie des usines

11,5 ha

34 ha

Effectifs (travailleurs) dont les femmes (en pourcentage des effectifs)

6300 / 3,8%

22500 / 31,6%

Bénéfices (Indice)

100

366


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Document 9 : LA CHANSON DE CRAONNE (1917)

 Décrivant un épisode des troubles qui affectent l’armée française après l’échec de l’offensive du Chemin des Dames et de Craonne en avril 1917, cette chanson fut en réalité composée en 1915, sans doute par un poilu du midi. Au départ, elle évoque le secteur sanglant de Lorette, en Artois. Il était ensuite facile de l’adapter aux circonstances en remplaçant Lorette par Craonne.

 
« Quand au bout de huit jours, repos terminé, on va reprendre la tranchée
Notre vie est bien utile, car sans nous on prend la pile
Oui mais maintenant, on est fatigués, les hommes, ne peuvent plus marcher
Et le cœur bien gros, avec des sanglots, on dit adieu au civelots (civils)
Et même sans tambour, et même sans trompette, on s’en va là-haut, en baissant la tête 

Refrain

Adieu la vie, adieu l’amour, adieu toutes les femmes
C’est pas fini, c’est pour toujours, de cette guerre infâme
C’est à Craonne, sur le plateau, qu’on va laisser not’ peau
Car nous sommes tous condamnés, c’est nous les sacrifiés

 Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance, pourtant on a l’espérance
De voir enfin la relève, que nous attendons sans trêve
Quand avec la nuit, dans le profond silence, on voit quelqu’un qui s’avance
C’est un officier de chasseurs à pied, qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l’ombre, sous la pluie qui tombe
Nos petits chasseurs, viennent chercher leur tombe 

Refrain

C’est malheureux de voir, sur les grands boulevards, tant’d’cossus (riches)qui font la foire
Si pour eux la vie est rose, pour nous c’est pas la même chose
Au lieu d’se promener, tous ces embusqués, feraient mieux de venir dans la tranchée
Défendre leur bien, car nous n’aurons rien, nous autres pauvres purotins
Tous nos camarades sont étendus là, pour défendre les biens, de ces messieurs-là 

Refrain 

 C’est à vot’tour, Messieurs les gros, de monter sur le plateau
Vous avez voulu la guerre... Payez-la de vot’peau. »

 

Questions :
1) Quels éléments de la chanson témoignent du désespoir des soldats ?
2) Qui la chanson invite-t-il à « monter sur le plateau » ? Comment les soldats appellent-ils ceux qui ne combattent pas ?
3) Pourquoi cette chanson est-elle un des symboles du mouvement de mutineries qui touchent l’armée française à la fin du printemps 1917 ?

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Voir la page consacrée à la Chanson de Craonne pour plus de détails et des documents complémentaires.




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